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Es-tu l'auteur•ice de ton désir et tes envies ?

Cet article écrit par la Boîte à Q (cabinet de sexothérapie et thérapie de couple), parle de ce qu'on a toujours appris à "être normal ou pas". Je l'ai écrit pour s'interroger, se questionner, apprendre à mieux se connaître.

D'où vient ce qu'on désire ? Est-ce vraiment le nôtre ? Une invitation à regarder ce qu'on a absorbé sur le corps, le genre, l'amour, les autres - avant même d'avoir pu dire oui ou non.


En couverture

On croit souvent que le désir est quelque chose de naturel, de spontané qui grandit seul au fur et à mesure des années. Une sorte de donnée brute, personnelle. Mais c’est aussi l’endroit où les normes s’installent très discrètement, parce qu’on ne pense pas à y regarder.


Juger un livre à sa couverture

Avant même de pourvoir l’exprimer, chacun.e a absorbé (sans forcément le vouloir) des idées de ce que l’on devrait être, faire, comment aimer - au travers de représentations sur le corps, sur le couple, sur les premiers émois amoureux. Ces images ont un schéma tout tracé : ce qui normal et ce qui ne l’est pas.


En arrière plan

Ces injonctions se construisent en arrière plan : via la télévision, les publicités, les réseaux sociaux, les films, les livres, les repas familiaux, les cercles sociaux gravitant autour de nous. On donne au désir une esthétique très codifiée qu’on finit par intérioriser. On nous le fait avaler sans même avoir eu le temps de mâcher. C’est plus discret. En arrière plan.


(S)exprimer

Certains désirs ont mis du temps à arriver parce qu’il n’y avait aucun, ou très peu d’espace(s) pour les accueillir. Désirer autrement - des corps différents, des contextes différents, des statuts différents qui sortent du script tout tracé ça demande parfois de défaire beaucoup de choses avant d’arriver à soi. Et ce n’est pas un échec. C’est un chemin.


Démêler ce qui vient de soi

Démêler le désir conditionné du désir qui vient vraiment de soi, c’est un travail lent et non linéaire. On ne recrache pas ces injonctions en un claquement de doigt.

Mais on peut apprendre à s’écouter différemment : avec plus de curiosité, moins de jugement et l’idée que ce qu’on découvre mérite d’être prise au sérieux. À se questionner aussi et questionner les autres : des assos, des professionnel·les, des proches de confiance.


Le corps comme point de départ

Le corps sait des choses avant que la tête ait trouvé les mots. Une tension, une chaleur, une envie qui monte sans raison apparente : le désir se manifeste d’abord là, physiquement, avant d’être interprété, catégorisé, jugé. Revenir à cette sensation brute, c’est une façon de court-circuiter un peu la norme et de s’approprier son corps et ses émotions.


Vers le corps qu’on habite

Est-ce-que toi tu te sens à l’aise dans ton corps, désirable, vivant·e - ou est-ce que tu mesures cela à une norme extérieure ? Le désir façonné, ça se voit aussi là : dans le rapport qu’on entretient avec le corps qu’on est, pas seulement avec les corps qu’on désire. Et entre tout cela, il y a toi. Avec tes désirs peut-être un peu flous. Et c’est normal de se chercher.


La Boîte à Q - cabinet de sexothérapie pour (s)explorer en cabinet à Bordeaux ou en visio. Pour prendre rendez-vous : info.laboiteaq@gmail.com

 
 
 

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