Écoutes-tu les murmures de ton corps ?
- Tiphaine, de La Boîte à Q

- 7 janv.
- 2 min de lecture
Dernière mise à jour : 13 janv.
Sexothérapie - Cet article rédigé par La Boîte à Q (cabinet de sexothérapie / thérapie de couple à Bordeaux et en visio) parle du rapport au corps. Vous pourrez y trouver des conseils pour s'accepter. Tout ce que ton corps fait pour toi est déjà immense. Il ne demande qu’à être vu, écouté et accueilli avec bienveillance. Chaque corps est unique.
Se réconcilier avec son image demande du temps. C’est normal que ce soit parfois vertigineux. Mais lorsque le regard devient plus doux, l’intimité - avec toi, avec l’autre / les autres - s’apaise elle aussi.
Et si tu en ressens le besoin, en parler avec un·e professionnel·le peut t’aider à dénouer, comprendre, et retrouver un lien plus serein avec ton corps et ton reflet.
Le corps parle, bien avant les mots.
Mais dans le miroir, nous lui renvoyons souvent des critiques, des comparaisons, des doutes, des regards étrangers. Et ce regard-là a un impact bien plus profond qu’on ne le croit.
Dans l’intime, ces jugements se glissent entre les corps : ils figent la présence, ferment le souffle, brouillent le désir. Nous n’arrivons plus vraiment à être là - ni avec soi, ni avec l’autre / les autres.
La lumière se tamise - au sens propre comme au figuré.
Changer la manière dont tu te regardes, c’est aussi changer la manière dont tu vis l’intimité.
Le corps ne demande pas de perfection. Il demande de la présence. Il s’ouvre avec la douceur, se ferme avec la peur. Il parle toujours - encore faut-il l’écouter.
Le corps est mémoire.
Le corps se souvient de la douceur, du respect, du silence, de la violence, des absences.
Le plaisir naît quand on cesse de se surveiller - quand on habite son corps au lieu de l’observer.
Quelques pistes pour apprivoiser ton reflet :
Regarde-toi sans te juger : commence par un détail que tu aimes, même minuscule.
Respire devant le miroir : laisse ton corps exister avant de l’analyser.
Remplace une critique par une reconnaissance : « Merci à mes jambes de me porter », « Merci à mon ventre de respirer. », « Merci à mes poils de témoigner que mon corps est vivant » « Merci à mes cicatrices de raconter mon histoire plutôt que mes défauts »*.
(Ré)approprie-toi tes cinq sens : touche, écoute, goûte, sens, imagine. Reviens au vécu, pas au regard.
Observe ce qui se passe dans ton corps quand tu te parles plus doucement : tensions, chaleur, ouverture, apaisement…
Écris une lettre à ton corps : une vraie rencontre, sans témoin.
Pour aller + loin :
« Les belles cicatrices » court-métrage ARTE / « La cicatrice » court-métrage. Disponibles sur Youtube.
Livre : « La Malbaise », Margaux Terrou, Payot, 2025.
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