Le consentement
- Tiphaine, de La Boîte à Q

- 7 janv.
- 3 min de lecture
Dernière mise à jour : 13 janv.
Sexothérapie - Cet article rédigé par La Boîte à Q (cabinet de sexothérapie / thérapie de couple à Bordeaux et en visio) évoque le consentement. Vous y trouverez des définitions ainsi que des situations où le consentement est d'or.
Il y aurait mille informations à partager sur le consentement.
Il devrait être au cœur de nos interactions quotidiennes, comme un engagement constant à respecter les désirs, les limites et l’autonomie de chacun. Chaque jour, à travers chaque geste et chaque parole, il nous rappelle l’importance de l’écoute et du respect mutuel.
Le consentement, c’est un dialogue vivant entre deux libertés : une écoute attentive, une présence sincère, une attention profonde à soi et à l’autre.
Le consentement, c’est donner son accord librement, consciemment et en pleine lucidité.
Ce n’est pas un simple « oui », mais un choix vivant, qui s’affirme instant après instant, nuance après nuance. II n’a pas besoin d’être justifié. Le respect du consentement est un apprentissage.
Le consentement est essentiel. Il est la base de toute relation juste, respectueuse et humaine.
Le consentement passe aussi par les questions et l’écoute active.
C’est apprendre à se questionner soi-même, à questionner les autres. C’est aussi reconnaître ce que l’on ressent, ce que l’on désire vraiment - et ce que l’on ne veut pas au même titre que la ou les personnes que nous avons en face.
C’est agir sans contrainte, sans pression, sans influence.
Des exemples de questions à poser à l’autre :
« Serais-tu d’accord que je te partage quelque chose qui peut être lourd ou difficile à aborder ? »
« Es-tu à l’aise avec cette situation ? »
« Y a-t-il quelque chose que tu ne préfères pas faire ? »
« Si à un moment donné cette conversation est trop pour toi, sens toi libre de me le dire. »
Des exemples de questions à se poser soi-même :
« Est-ce que j’ai respecté les limites de l’autre personne ? »
« Suis-je ouvert•e à entendre un refus ou un changement d’avis ? »
« Est-ce que j’ai pris en compte le confort et le bien-être de l’autre ? »
« Ai-je bien vérifié que l’autre personne est dans un état d’esprit où elle peut donner un consentement éclairé (substances, stress, etc) ? »
Le consentement passe aussi par le langage non-verbal.
Le silence, la peur ou la sidération ne sont pas un consentement.
Le corps parle, même quand les mots se taisent : il faut écouter le langage non-verbal, les signes, les gestes, les respirations. S’il y a le moindre doute, il est important de ne pas aller plus loin.
Le consentement n’est pas figé.
Le consentement, c’est aussi comprendre qu’il évolue.
Il peut être donné, retiré, redéfini à tout moment.
Un « oui » d’hier n’est pas forcément un « oui » d’aujourd’hui.
Et cela commence dès le plus jeune âge.
Apprendre aux enfants qu’ils·elles ont le droit de dire non, de refuser un contact, ou de choisir à qui ils/elles donnent une câlin ou un bisou, mais aussi qu’ils/elles ont le droit de poser des limites émotionnelles ou temporelles, c’est leur enseigner le respect de soi et l’autonomie. C’est aussi nommer correctement les parties intimes, leur apprendre à dire non, leur apprendre l’intimité, expliquer le déroulement de certains actes.
C’est leur transmettre qu’ils/elles sont maîtres de leur corps, de leurs limites, de leurs choix.
Dans les soins - qu’ils soient médicaux, psychologiques ou corporels -, le consentement devient un acte éthique et fondamental.
C’est accueillir l’autre dans sa vulnérabilité, lui offrir la possibilité de comprendre, de choisir, de dire oui ou non, sans jugement.
C’est reconnaître son autonomie, sa dignité, son droit à changer d’avis.
"Avant de commencer, est-ce que vous avez des attentes particulières concernant cette thérapie ? Est-ce que vous vous sentez prêt·e à explorer certains aspects de votre vie qui pourraient être douloureux ou inconfortables ?"
« Avant de commencer, je voudrais m’assurer que vous vous sentez à l’aise avec le fait de vous déshabiller pour l'examen. Si vous préférez, vous pouvez garder certains vêtements. »
« Pour cette procédure, il sera nécessaire d’insérer un instrument dans votre corps. Est-ce que vous êtes à l’aise avec cela ? / préférez-vous le faire ? »
« Je vais procéder à un examen de votre corps de près. Si à n’importe quel moment vous vous sentez mal à l’aise ou souhaitez faire une pause, il suffit de me le dire, et nous arrêtons immédiatement. »
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